Mais qui donc était saint Barthélemy ?

Barthélemy est un  des Apôtres appelés par Jésus au début de sa vie publique. Dans les listes des Douze, reprises dans les Évangiles (cf. Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 14) et dans les Actes des Apôtres (cf. Ac 1, 13), Barthélemy est habituellement désigné comme étant le sixième apôtre, avant Matthieu, alors que le nom de celui qui le précède varie et peut être Philippe ou bien Thomas.

Son nom est clairement un patronyme, car il est formulé avec une référence explicite au nom de son père. En effet, il s’agit probablement d’un nom d’origine araméenne qui signifie précisément « fils (bar) de Talmay ». Il est traditionnellement identifié à Nathanaël, amené par Philippe à Jésus, au début de l’évangile de Jean (I, 45-51). Nathanaël, originaire de Cana, est un homme réfléchi, versé dans les saintes Écritures.

Dans les Évangiles et dans les Actes des Apôtres, Barthélemy n’est au centre d’aucun récit et il n’y a que peu d’informations précises sur son activité apostolique ultérieure. Selon l’historien Eusèbe (IVè siècle), un certain Pantenus aurait trouvé jusqu’en Inde les signes d’une présence de Barthélemy (cf. Hist. eccl. V, 10, 3). La légende s’est dès lors emparée de lui et, dans la tradition postérieure, s’imposa le récit de son supplice, selon lequel le zèle missionnaire de Barthélemy, contre le paganisme local, aurait heurté le roi Astyage d’Arménie qui le fit mettre à mort (ca 71 AD) après un douloureux martyre : il fut écorché vif. Cela lui vaut d’être le patron des métiers en rapport avec le cuir, les tanneurs et les relieurs… Il est également le patron des bouchers et de personnes souffrant d’affections dermatologiques… Ses attributs sont le couteau et la peau de bête.

La légende raconte ensuite que le corps de Barthélemy, jeté à la mer dans un cercueil de plomb, dériva miraculeusement vers Lipari, une île au Nord de la Sicile. Ses reliques furent apportées à Rome par l’empereur allemand Otton III en l’an 983 et furent déposées dans l’église appelée depuis San-Bartolomeo, sur l’Ile Tibérine.

Le prince-évêque de Liège, Notger, qui effectue un quatrième séjour à Rome entre 998 et 1002, a plus que probablement joué un rôle clé dans la diffusion du culte de saint Barthélemy dans son diocèse. On dit aussi que le fondateur de la collégiale Saint-Barthélemy, Godescalc de Morialmé, vouait un culte particulier au saint.

Le récit de la mort de Barthélemy, par écorchement, devint très populaire à partir du Moyen Age et inspira de nombreux artistes. Ainsi, dans la très célèbre scène du Jugement dernier de la Chapelle Sixtine à Rome, Michel-Ange peignit saint Barthélemy tenant, dans la main gauche, sa propre peau sur laquelle le peintre laissa son autoportrait.

Saint Barthélemy est  est fêté le 24 août.